Stress, un nouveau triangle des Bermudes à géométrie variable…
Posté le 14 février, 2012 dans Management | Aucun Commentaire »
Un dénommé KARASEK visiblement chef de file des « Interractionnistes » s’est penché sans tomber sur la manière dont le stress apparaît et je crois surtout il explique fort bien la manière dont on passe du bon au mauvais stress. Un beau dessin vaut mieux qu’un long discours…

Quoi que….
Donc le stress se forme par le déséquilibre qui existe entre la demande psychologique ressentie par une personne, la latitude décisionnelle qu’elle a dans son travail et le soutien social qu’elle reçoit des autres.
Un exemple tout simple : je dois clôturer 25 dossiers dans une journée alors que 20 c’est le maximum acceptable (demande forte), je ne peux pas prendre de décision dans un tiers des cas (je les prépare seulement) car la procédure ne le permet pas (latitude décisionnelle faible), je suis seul et la personne qui décide pour le tiers des dossiers se plait à remettre en cause toutes mes conclusions et propositions, il refusera mon augmentation encore cette année (pas de soutien social). Je me retrouve dans le triangle rouge et donc dans une situation périlleuse.
On pressant que sous-jacent à ces axes il y a la capacité individuelle à faire face en agissant soit sur le problème soit sur les émotions et là nous n’avons pas tous les mêmes armes et aptitudes. Enfin si l’effort est important et la récompense faible le stress est garantie.
Conclusion :
Amis Managers si vous voulez éviter un stress inutile et créer une émulation, un « fighting spirit » mettez en adéquation la charge de travail avec une réelle autonomie de vos collaborateurs, un soutien sans faille et une valorisation des efforts. Et bien entendu, adaptées vos demandes à vos collaborateurs et leurs possibilités. Ca s’appelle la bonne application du principe de subsidiarité, de la psychologie et de l’intelligence sociale.
Grand merci à Pierrette Thrilhe large inspiratrice de ce billet site www.mmt-fr.org

Pascal Pechméja
Fondateur d’Ars Consilium
Parce qu’il est toujours possible de faire autrement !
Illiers-Combray
Ars consilium est un partenaire de Iams Conseil éditeur de logiciels de gestion des risques
En ces temps tourmentés où la rentabilité financière est aussi fine que l’adepte du régime Dukan après 6 mois de protéines, le businessman digne de ce nom est à la recherche de l’investissement miracle, de la martingale du manager, de la pierre philosophale de l’actionnaire joyeux….
Les magistrats s’appuient sur l’article L.222-19 et le manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement. En l’espèce, il s’agit d’un document unique insuffisant. Car si l’entreprise disposait bien d’un document unique d’évaluation des risques celui-ci ne prévoyait pas les risques d’explosion. De plus, c’est le comptable de l’entreprise qui avait signé ce document sans avoir la moindre compétence en la matière. Enfin, le document n’était même pas porté à la connaissance des employés.
Nos amis belges et plus particulièrement le docteur Claudia PUT se sont penchés sur le berceau de la productivité et plus exactement sur l’impact du stress sur celle-ci. On sait que le danger qui vient à l’esprit dans l’hypothèse de stress est l’absentéisme mais celui-ci est une douce rigolade au regard de l’effet du stress sur le présentéisme. Cette notion signifie que le salarié est bien là mais qu’il n’est pas au top de son potentiel et ne peut se concentrer à 100% sur son travail.
Le stress n’est d’ailleurs pas une exclusivité du salarié en Belgique (et uniquement en Belgique ?) puisque une enquête menée par TNS Sofres pour leur Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables, les patrons de PME sont sujets au stress. Sur 800 dirigeants interrogés 63 % des se disent stressés (71 % de patrons femmes, 60 % de patrons hommes).
En 2003, Nos amis canadiens (Brun, Biron, Martel et Ivers) affirment que 40% des salariés présentent des signes de détresse psychologiques ayant des effets sur leur performance.
Une entreprise gérant un parc d’attraction et ses dirigeants étaient poursuivis pour « homicide involontaire » et « manquement aux règles d’hygiène et de sécurité » à la suite d’un accident mortel du travail survenu le 24 novembre 2010.
Une entreprise du secteur ferroviaire a été condamnée le 7 novembre 2011 par le tribunal correctionnel de Valenciennes a été condamnée pour blessures involontaires ayant causé un grave accident du travail.
Le 7 décembre dernier la Cour de cassation a rendu un arrêt traitant de la sécurité due par un employeur à un salarié expatrié.
Quatre mois de prison avec sursis et 4000 € d’amende pour le responsable du magasin et 8000 € d’amende pour l’enseigne, tel a été la demande du Parquet suite à un accident de travail dont la victime a perdu une main en manipulant à même le sol une scie pour achever dans l’urgence et sous la pression de sa hiérarchie un chantier de cuisines d’expositions.
Un salarié est victime d’un accident mortel alors qu’il est détaché sur un chantier de construction d’un hangar. Petite particularité l’employeur est responsable de l’entreprise d’accueil et de l’entreprise prestataire.
Une entreprise construisant des maisons mobiles de loisirs vient d’être condamnée pour homicide involontaire suite au décès d’un de ses employés.
Dans l’épisode 2, j’espère que vous avez été convaincu de la nécessité de respecter la réglementation en vigueur… Même à contrecœur.


Avec la réforme des retraites est née l’obligation de prendre en compte la pénibilité au travail.